Chronique : Troisième membre du G-Unit, Lloyd Banks profite des succès de Get Rich or Die Tryin’ (apparition remarquée sur Don’t Push Me) et de Beg For Mercy, premier album du groupe, pour sortir son propre solo, The Hunger For More.
Avant même de commencer la lecture, on peut remarquer que le cadet du crew bénéficie de featurings prestigieux (50 Cent bien sûr, Eminem, Nate Dogg, Snoop Dogg, G-Unit) et de producteurs de renoms (Timbaland, Havoc, Hi Tek, Eminem).
Cette superproduction ne fait en rien de l’ombre à la prestation remarquable de Banks. Malgré une voix sombre et monocorde, il prouve qu’il sait varier les intonations et les styles. The Hunger For More comporte ainsi des sons très Big Apple (Ain’t No Click feat. Tony Yayo), mais aussi aux fortes influences californiennes (I Get High feat. Snoop Dogg) et sudistes (Work Magic feat. Young Buck). Lloyd Banks nous lâche l’extraterrestre On Fire, produit par Eminem, un Club Banger qui lança parfaitement l’album.
Au final, Banks nous montre l’étendue de son talent à travers cet opus, dont la diversité de styles reste la principale force. G-Unit strikes again !
Chronique : Attendu avec impatience par les fans du G-Unit, Rotten Apple, le sophomore et second LP de Lloyd Banks est une très bonne surprise !
En effet, l’album est plus sombre au niveau lyrical, mais aussi et surtout au niveau des sonorités, que The Hunger For More, son premier essai solo.
Banks est un parolier hors pair ; car derrière une monotonie apparente se cache des textes riches et consistants, et un véritable amour du Hip Hop …
Pour ce nouvel album, Banks a bien sur fait appel à ses compères du G-Unit : 50 Cent évidemment (présent sur trois titres, dont les deux premiers extraits, The Cake et Hands Up), Young Buck (sur le mitigé Iceman) ou bien Tony Yayo (avec un 8 mesures décevant sur NY,NY).
Il aussi convié des personnalités R&B (comme le second single, Help, avec Keri Hilson, la protégée de Timbaland), ainsi que les légendes et modèles que sont Rakim, Scarface, et MJG & 8Ball ...
Pour la production, Banks s’est tourné, avec succès, vers son ami Eminem, qui lache trois tracks impressionants (le terrible Hands Up, le Old School You Know The Deal, et le sympathique NY, NY).
Ron Brownz fait également partie du projet, le producteur Harlémite flingue deux tueries, Playboy pt 2 (un excellent morceau ghetto après plusieurs écoutes) et Help, le deuxième extrait, plus crossover.
Le son du Queensbridge est aussi présent dans Rotten Apple, à travers Havoc, qui produit l’énorme titre d’entrée .On retrouve les deux compères sur le meilleur titre de l’album, qui est Get Clapped, un son redoutablement efficace, produit par Needlz (qui a produit également Piggy Bank). Banks excelle sur ce morceau, dans un registre qui lui va parfaitement.
On note aussi la présence de 9th Wonder, qui aligne un beat résolument Soulful (comme a son habitude) avec le poignant One Night Stand.Le reste de la production se partage entre des nouveaux arrivants, qui ne vont pas tarder à se faire un nom …
En conclusion, Rotten Apple est un deuxième essai réussi pour Banks, la qualité étant au rendez-vous. Les fans du G-Unit seront comblés, et les autres aussi d’ailleurs !