Chronique :
Sorti à l’été 2005, le premier opus de Tony Yayo, Thoughts Of Predicate Felon, était attendu de pied ferme par tous les amateurs du G-Unit.
En effet, en tant que membre originel du groupe avec 50 Cent et Lloyd Banks, et connu pour ses lyrics crus et ses grosses prestations en featuring, son album était prévu pour sortir originellement juste après l’acclamé Get Rich Or Die Tryin’. Malheuresement, pour les raisons que vous connaissez, son LP a été repoussé pendant plus d’un an, mais cependant, le buzz n’a cessé d’accroître autour de lui.
C’est donc gonflé à bloc, et profitant de l’ascension fulgurante du G-Unit dans le milieu du Hip Hop, que Yayo nous propose son travail.
Bien entouré au niveau des collaborations, avec bien sur la présence du G-Unit (ainsi que les nouvelles recrues qu’étaient Spider Loc et Olivia à l’époque), ou encore Eminem, Obie Trice ainsi que les crooners R&B que sont Joe ou le groupe Jagged Edge, le contenu se devait d’être solide.
Posant sur des instrus de producteurs renommés (Focus, Eminem, Ron Brownz, Havoc, Jonathan Rotem,…) Yayo nous plonge dans une ambiance sombre et hardcore dans des titres comme Homicide, Eastside Westside, Drama Setter, G-Shit ou bien l’enorme street single Live By The Gun.
Les participations estampillées G-Unit ne déçoivent pas à l’image du très bon single So Seductive avec Fifty, du quatuor avec Lloyd Banks, Olivia et 50 intitulé We Don’t Give A Fuck, ou du groupe au complet sur I Know You Don’t Love Me.
Malgré tout, quelques titres ont déçu les fans de la première heure, notamment les featurings orientés R&B, qui nous montre un Yayo en décalage avec le style de rap qu’il pratique, en plus d’un flow pas autant maîtrisé qu’auparavant.
Au final, Thoughts Of Predicate Felon est un bon album, mais de qualité inégale, ce qui a conduit à son échec commercial, et donc le premier revers pour G-Unit Records.